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« Tout ça, ce n’est pas la vraie vie » déclarait Essena O’Neill, une Australienne de 18 ans au demi-million d’abonnés Instagram. Le 2 novembre 2015, elle poste une vidéo choc qui fait le tour du monde en quelques instants. 

Le photographe Champoo Baritane, montre à quel point notre perception de la réalité est biaisée sur Instagram.

Intitulée « Pourquoi je quitte VRAIMENT les réseaux sociaux » la vidéo de la jeune australienne raconte l’envers du décor du quotidien d’instagrameuse : «Ce n’est pas la vraie vie. J’ai pris plus de 100 poses pour que mon ventre ait l’air bien. J’avais à peine mangé ce jour-là. ».

Si cette crise de conscience anti perfection forcée des réseaux sociaux à conduit la jeune femme à les quitter, elle ne compte pas pour autant définitivement s’effacer de la toile. En effet, l’influenceuse aux 700 000 abonnés a donné rendez-vous à ses followers uniquement sur son site internet Let’s Be Game Changers.

Elle souhaite désormais promouvoir le véganisme et la protection de l’environnement, bien loin de ses précédentes activités fantasmées et déconnectées de la réalité.  Alors coup de pub’ de génie ou réel coup de gueule ? Difficile de savoir.

 Ma vie est plus cool que la tienne

 Et si en cette rentrée on s’avouait tous qu’on a détesté les réseaux sociaux cet été ? Reconnaissez qu’on fut nombreux et nombreuses à vivre par procuration des vacances parfaites : de Positano à Formentera en passant par les villas californiennes, les « boats » et les plages immaculées. Le pire dans tout ça, c’est qu’il suffisait d’un quart de seconde pour passer du mode « mes vacances sont super » au mode : « mon dieu, en fait c’est de la merde ». Et oui, notre téléphone n’aura jamais autant révélé notre aspect maso.

Dès lors, une question se pose :  à quel point cette mise en scène peut-elle impacter les spectateurs ? Les chercheurs en sciences sociales appellent ce phénomène le « désespoir par comparaison ».

Instagram artworks by Chompoo Baritone

Vers une signalétique pour les photos retouchées ?

Le psychologue Sébastien Dupont travaille sur le sentiment de solitude des jeunes. Dans ces travaux, il pointe du doigt un phénomène : « il peut y avoir une impression de grossissement de l’effet de solitude face à la mise en scène de la sociabilité des autres. C’est comme le sentiment de pauvreté, on se sent davantage pauvre au milieu des gens riches et ça fonctionne de la même façon sur la richesse émotionnelle».

Une étude menée chez les 14-24 ans par la Royal Society for Public Health a montré qu’Instagram et Snapchat sont les pires applications en matière de bien-être et de santé mentale. La raison ? Le culte de l’image retouchée et l’impression de ne pas bénéficier d’une vie aussi trépidante que celle d’autrui. Depuis, l’association britannique milite activement pour la mise en place d’une signalétique des photos retouchées.

En France, le  décret Photoshop  en vigueur depuis le 1 octobre 2017 oblige le signalement des retouches sur tous les clichés à usage commercial. C’est à l’anno nceur de veiller au respect de ces obligations et de vérifier que les photos qu’il achète ont fait l’objet ou pas d’une retouche sur Photoshop (ou sur tout autre outil de modification d’image).


La monétisation et les achats de followers

 Il apparaîtrait donc qu’après des centaines d’années de rejet, le narcissisme soit devenu définitivement socialement acceptable. Il nous ferait même gagner un peu (beaucoup) d’argent.  Le marketing d’influence sur Instagram est désormais évalué à plus d’un milliard de dollars et devrait doubler d’ici 2019. « Le Far West » voilà comment Nicolas Chabot de la plateforme de marketing d’influence Traackr décrit les relations financières entre les marques et les influenceurs.

Pour vous donner une petite idée, des influenceurs comptant entre 100 000 et 500 000 abonnés proposent d’être rémunérés, en moyenne, 5 000 dollars par publication sponsorisée. Les prix grimpent vite : pour un influenceur dont la communauté s’échelonne entre 3 et 7 millions de followers, il faudra compter plus de 75 000 dollars, en moyenne.  Nicolas reconnait q’il voit circuler sur le Web, des chiffres autour de 10 dollars pour 1 000 followers.

Les faux influenceurs

 D’une même façon, les faux comptes se multiplient et induisent en erreur les pros du marketing.  Après Facebook, Instagram a dû lui aussi, faire la chasse aux sorcières et éradiquer les faux comptes.  L’application a décidé de lutter des « bots », des agents numériques automatiques qui se comportent comme des utilisateurs lambda.

Face à ce nouveau phénomène, des entreprises ont été créées afin d’aider les marketer à les démasquer et ainsi éviter de signer avec des « fake influenceurs ».

Capture d’écran du dessin illustrant le billet de Marine Normand sur Retard Magazine.   ©Roca Balboa

 

Hey Narcisse, tout ça c’est un pas un peu bullshit ?

À la rédac, on a découvert il y a peu Marine Normand, la rédactrice en chef de Retard Magazine. Elle s’est fait connaître notamment grâce à un billet « Hashtagueule » où elle raconte son aventure sur Instagram. Elle écrit : “Instagram, c’est l’une des pires choses qui soit arrivée à notre société. C’est la culpabilisation à coups d’intérieurs nickels et de daronnes parfaites qui jouent du ukulélé, c’est les filles mégabonnes qui prennent des photos au Club Med Gym alors que t’as repris trois fois de la brioche au petit-déjeuner, c’est les gens qui font la fête avec Kathleen Hanna, Tavi Gevinson et Tina Fey alors que tu bois une Monaco toute seule en terrasse d’un PMU qui donne à la fois sur le boulevard et sur le métro aérien.”

Finalement Marine a raison : quand on est sur Instagram, on est dans une position de touriste, dans les transports, sur son lit… On est donc dans une position inactive, on ne fait rien et on ne peut que se sentir en décalage.

Heureusement, ce phénomène est nouveau à l’échelle de l’histoire et avec les années, vient le recul. C’est certain, le trampoline à gogo pour booster nos ego évoluera.  En attendant, la rédac du Lab vous invite à aimer, commenter et rassasier notre ego journalistique surdimensionné.

Elisa BREVET

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